Annulation de l'arrêté municipal du 22 mai 2000
Lettre en date du 30 octobre 2000
émanant de M. le Préfet du Val d’Oise :
" Par lettre du 10 juillet dernier, M. le Sous Préfet de
Sarcelles vous avait fait savoir que l’arrêté pris le 22 mai
2000 relatif aux nuisances aériennes lui paraissait entaché
d’illégalité.
Le 22 août 2000 vous lui avez indiqué ne pas partager son analyse
et en conséquence, vous n’avez pas jugé nécessaire
d’annuler l’arrêté en cause. Même si les préoccupations
qui sont à l’origine de votre action sont fondées sur les
règles proscrivant les atteintes à la tranquillité publique, les
troubles de voisinage, la lutte contre le bruit... préoccupations
partagées par tous, il n’en demeure pas moins qu’au cas
présent, s’agissant du survol des aéronefs visé par votre
arrêté, il ne m’a pas été possible de partager votre analyse
juridique.
Aussi, j’ai l’honneur de vous faire connaître que
j’ai été amené à déférer au Tribunal Administratif de
Cergy-Pontoise votre arrêté du 22 mai 2000 pour excès de pouvoir,
cet arrêté m’apparaissant entaché d’illégalité."
Le Tribunal administratif de
Cergy-Pontoise annule, le 6 février 2001, l’arrêté du 22 mai
2000, mais ne statue pas sur le fond : il considère que
l’arrêté attaqué par le Préfet est entaché
d’incompétence estimant qu’il s’agit de pouvoirs
de police spéciale confiés au ministre chargé de l’aviation
civile.
Mais dans les "considérant", le tribunal administratif
indique :
"... que ces pouvoirs de police spéciale, en l’absence de
circonstances locales ou d’une situation d’urgence
justifiant l’édiction d’une interdiction et compte-tenu
de l’importance de la catégorie d’avions concernés par
cette mesure, font obstacle à ce que le maire de la commune de
Deuil-la-Barre exerce les pouvoirs explicitement attribués au
ministre chargé de l’aviation civile en application des
articles L. 131-3 et R. 131-4 du code de l’aviation
civile..."
Au vu de cette décision, notre conseil juridique estime que le
maire aurait pu le faire de manière limitée ou en se fondant sur
des circonstances locales ou une situation d’urgence.