Arrêté municipal du 31 mai 2001
Jean-Claude NOYER, Maire de Deuil-la-Barre,
VU
l’article L 2212-2 et L 2212-5 du Code Général des
Collectivités Territoriales, spécifiant que la police
municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la
sécurité et la salubrité publique, qui comprend notamment le soin
de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles
que les bruits,
VU
le Code de la Santé Publique, concernant les mesures propres à
préserver la santé de l’homme,
VU
l’article 8 de la convention européenne des Droits de
l’Homme, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, stipulant
notamment :
1° - que toute personne a droit au respect de sa vie privée et
familiale, de son domicile,
2° - qu’il ne peut y avoir ingérence d’une autorité
publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que
cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue
une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la
sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique
du pays, à la protection de la santé, ou à la protection des droits
et libertés d’autrui,
VU
le jugement rendu par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise
le 6 février 2001 :
1° - annulant l’arrêté n° 2000/113 pris par le Maire de
Deuil-la-Barre le 22 mai 2000 et interdisant le survol des aéronefs
dépassant le seuil au delà duquel il est reconnu qu’il y a
nuisance dans les logements - 45 décibels ou LLAeq - au dessus du
territoire de la Ville de Deuil-la-Barre,
2° - mais considérant que le Maire n’a pas qualité pour
interdire d’une façon générale et absolue tout survol du
territoire de sa commune par les aéronefs dépassant le seuil
précité,
CONSIDERANT
1° - que la permanence du bruit provoqué par l’augmentation
exponentielle du nombre d’aéronefs survolant la commune
perturbe gravement le sommeil des individus,
2° - qu’il y a urgence à prendre des mesures de santé
publique pour permettre à chacun de mener une vie familiale normale
sans conséquence dommageable et irréversible sur son état de santé,
en particulier sur celle des enfants, et à assurer la tranquillité
publique,
ARRETE
Article 1er :
Le survol des aéronefs dépassant le seuil au delà duquel il est
reconnu qu’il y a nuisance dans les logements - 45 décibels
ou LLAeq - est interdit au dessus du territoire de la Ville de
Deuil-la-Barre tous les jours de 22 heures à 6 heures.
Article 2 :
Les infractions seront constatées à l’aide d’un
sonomètre étalonné par les agents assermentés et agréés de la
commune.
Elles seront transmises au Procureur de la République près le
Tribunal de Grande Instance de Pontoise pour suite à donner.
Article 3 :
Le présent arrêté sera transmis :
-
au ministre de l’équipement, des transports et du
logement, ministre en charge de l’aviation civile,
-
au secrétaire d’Etat à la santé,
-
au préfet du Val d’Oise,
-
au sous-préfet de l’arrondissement de Sarcelles au titre
du contrôle de légalité,
-
au procureur de la République près le tribunal de grande
instance de Pontoise,
-
au président d’Aéroport de Paris, gestionnaire de
l’espace aérien.
Article 4 :
Monsieur le Directeur Général des services de la mairie est chargé
de l’exécution du présent arrêté.
Fait à Deuil-la-Barre, le trente et un mai deux mille un