Création de la Commune
La création de la première Municipalité deuilloise remonte bien entendu à la Révolution Française. En 1789, les paroisses de l'Ancien Régime sont érigées en Municipalités. La loi du 14 décembre 1789 reconnaît à toute communauté d'habitants le droit de devenir une cellule administrative de base.
Le dimanche 31 janvier
1790, Monsieur Jean-François Rivière, notaire local, est
élu premier Maire de Deuil par 75 voix sur 120
votants.
La première Mairie fut installée dans un bâtiment qui se trouvait à
droite de l'église, construction qui servira à partir de
1865 d'école de garçons et
de filles avant d'être démolie en 1885.
A partir de 1860, les élus
firent entreprendre la construction d'une nouvelle Mairie à
l'emplacement de l'actuelle ainsi qu'une école située derrière le
bâtiment. Cet édifice subsista jusqu'en 1935. Face à l'augmentation
de la population deuilloise, 5000
habitants en 1930, et de ses besoins, la Mairie se
révéla trop exiguë pour installer de nouveaux services et assurer
ainsi une meilleure gestion. Le Maire, Paul Fleury et son Conseil
Municipal décidèrent donc en 1933, l'édification de l'Hôtel de
Ville actuel qui fut implanté au lieu et place de l'ancienne
Mairie. Ce bâtiment fut inauguré en 1935.
Le nombre des services publics ne cessant de croître, il fut décidé
en 1971 par le
Conseil Municipal, présidé par Monsieur Henri Hatrel, de
transformer les anciens bâtiments scolaires situés derrière l'Hôtel
de Ville en bureaux administratifs. De sérieux travaux
d'aménagement furent menés à bien. De l'avis unanime, la salle
d'honneur, dite "des mariages", est une réussite. Les
fresques décorant l'escalier d'honneur à double révolution qui
conduit à la salle des mariages ainsi que celles décorant le
couloir du premier étage, furent réalisées par Henri Prosper Wirth, artiste
peintre deuillois, qui peignit aussi une fresque maintenant
disparue derrière l'autel de la chapelle Saint-Louis de la Barre.
Plusieurs peintures et notamment celle dominant le palier de
l'escalier d'honneur, montrent des vues intéressantes de la ville,
à l'époque où Deuil était encore un petit village rural.
Le bâtiment et ses oeuvres artistiques faillirent bien disparaître
le 27 février 1986
lorsqu'un épouvantable incendie causé par un court-circuit dans les
combles, se déclara à 11h55. Les dégâts furent relativement limités
à la toiture et au 1er étage, mais la grande verrière
éclairant l'escalier d'honneur s'effondra.