Deuil-la Barre, Communauté d'Agglomération de la Vallée de Montmorency, Val d'Oise
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Un mot d'histoire

Deuil témoigne d'une bien longue existence et a l'avantage de posséder une histoire continue de 14 siècles, chose assez rare.

La découverte de vestiges datant de l’époque gallo-romaine (voies, monnaies) atteste de l’ancienneté du site. Il semble que le nom de Deuil dérive du celte et sa forme ancienne : "Diogilo" qui signifie lieu bas, évoque une clairière avec des sources et des étangs.


A l’origine de la création du village et de son église : la légende de Saint-Eugène.

Le récit remonte à l’époque mérovingienne. Il a sans doute été rédigé au IXème siècle par les moines de l’abbaye de Saint-Denis. Le seigneur Ercolde, possesseur de la villa Diogilo fut miraculeusement averti dans son sommeil que Saint-Eugène, archevêque de Tolède, compagnon de Saint-Denis avait été martyrisé à Deuil par les armées romaines et que son corps avait été jeté dans le lac Marchais.
Ercolde fit fouiller le lac païen et y découvrit un corps intact. Il le plaça alors dans un lourd sarcophage et pour connaître le lieu où le saint voulait qu’on lui élève une église et son tombeau, la cuve fut hissée sur un chariot attelé de boeufs, animaux sacrés dont les actions étaient, dans certaines circonstances, dictées par les dieux. Ils prirent la voie antique, s’arrêtèrent dans le camp d’Ercolde et refusèrent d’aller plus loin. Le maître fit construire un édifice religieux à l’emplacement actuel du choeur de l’église, qui devint rapidement un centre de pèlerinage. Autour se développa un bourg. De cette époque date aussi l’implantation d’un vignoble qui devait être une importante ressource durant des siècles.


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