Monsieur le Maire donne volontiers acte à Monsieur le Sous
Préfet de cette démarche, c’est pourquoi lorsque Monsieur le
Sous Préfet la lui a proposée, et il l’a acceptée
immédiatement.
L’arrêté de Monsieur le Maire, dans un premier temps, aura
eu, au moins, un mérite : celui de les réunir, ce qui est déjà
important. Aujourd’hui, au moins, sans vouloir être
désagréable, il aura fallu peut-être cette véhémence pour
qu’enfin, ils se rencontrent. Monsieur le Maire est tout à
fait décidé, avec le Conseil Municipal, à ce qu’ils
travaillent ensemble pour trouver des solutions de moindre
nuisances (et il est certain qu’elles sont possibles), mais,
pour cela, il faut travailler ensemble, et non Monsieur le Sous
Préfet dans son coin, en disant (et ce n’est certainement pas
ce qu’il pense) "les deuillois m’embêtent", et Monsieur
le Maire pensant qu’ADP
l’embête... et il va y avoir des heurts. Ce n’est pas
l’esprit.
L’esprit est de trouver ensemble les moyens
d’améliorer la situation, également sur le plan économique
car c’est un des points fondamentaux.
Madame HOLZBACHER désire intervenir à propos de l’extension
géographique, notamment au dessus du quartier sud de Deuil-la-Barre
:
Il y a eu un déplacement géographique, sans qu’il y ait
moins d’avions sur certains passages, et ceci est très
angoissant pour les gens qui se rendent compte qu’il y a une
extension géographique du passage des avions, puis,
progressivement, aussi un accroissement du nombre de vols. Donc,
ADP commence par déplacer, puis il fait passer quelques avions, et
de plus en plus.
C’est angoissant parce qu’on a l’impression que
cela ne va pas s’arrêter allant toujours plus loin : toujours
plus d’avions et de plus en plus étendus, partout, sur toute
la région.
Monsieur COLL répond que le ressenti de Madame HOLZBACHER est tout
à fait exact.
Deux phénomènes pérennes se conjuguent : l’accroissement du
trafic et la mise en service de la 3ème piste qui concerne Mme
HOLZBACHER par le doublet sud, et comportant la piste 2 ancienne et
longue ( qui doit être affectée uniquement aux décollages), et la
piste 4 qui est une piste courte devant être affectée aux
atterrissages.
Il est vrai que Deuil-la-Barre était touchée sur le nord par
l’axe de la piste 2 ancienne, et la création de la piste 4 (
qui est à 384 mètres au sud de cette piste) a eut comme conséquence
directe de plus concerner certains quartiers de Deuil-la-Barre, qui
n’étaient pas touchés.
En toute logique, Monsieur COLL n’imagine pas que les
habitants touchés, aujourd’hui, ne voyaient et
n’entendaient pas les avions de la 1ère piste, car 384
mètres, ce n’est pas une distance telle qu’ils étaient
complètement à l’écart déjà d’une certaine
nuisance.
C’est vrai que Deuil-la-Barre est maintenant plus concernée
par la piste au sud réservée au atterrissages.
Par ailleurs, le trafic de Roissy croît.
Actuellement, il est à 10,3% de croissance en passagers, et à
10,5% en mouvements, et par an, ce qui est une croissance forte( En
1999, elle était de 13% ). Elle est forte, et c’est assez
exceptionnel dans l’histoire du trafic aérien, même si elle
est quand même explicable dans la mesure où lorsque les pays dits
développés prospèrent, il y a une réaction immédiate sur le trafic
aérien. Cela prouve simplement que l’économie européenne et
mondiale, se portent mieux, et cela donne une croissance
directe.
Ces phénomènes sont des phénomènes structurels, et ADP ne sait pas
à quels chiffres il va arriver à la fin de l’année, mais ils
ne seront pas en dessous de 10%, ce qui est quand même une
croissance forte. Historiquement, on a rarement vu des croissances
de plus de 2 chiffres se pérenniser sur 3- 4- 5 ans, mais ADP est
dans cette optique, aujourd’hui.
Il faut ajouter à cela, un phénomène conjoncturel qui est lié aux
travaux de Roissy :
En 1999, ADP n’avait fait aucune communication, et il y
avait eu des réactions très fortes de la part des riverains qui
avaient, pendant l’été 1999, noté toute une série de
modifications pour lesquelles ils n’avaient eu aucune
information.
ADP a essayé, en 2000, de faire cette communication qui
s’est traduite en plusieurs actions : une plaquette éditée et
un dépliant distribué dans toutes les boîtes aux lettres des
habitants qui reçoivent " Entre Voisins ".
Cette communication avait pour but d’expliquer que
l’été 2000 serait difficile pour les riverains, car les
travaux de construction de la 4ème piste, c’est à dire celle
qui se trouve le plus au nord, dénommée " Piste 3 ", font
qu’il y a eu un certain nombre de phases de travaux pendant
lesquelles ADP a été obligé de reporter du trafic gros-porteur de
la piste Nord vers la piste Sud.
Le crash du Concorde est malheureusement un exemple de ce que
Monsieur COLL vient de dire : il a décollé sur la piste Sud alors
que, normalement, sa piste de décollage est la piste 1 au
Nord.
Jusqu’à mi-décembre environ, ce phénomène de transfert
d’un trafic, qui n’est pas négligeable, de gros-
porteurs sur le doublet Sud va continuer car la piste qui, à
l’heure actuelle, est en service sur le Nord, est réduite à 2
700 mètres et donc ne permet pas de traiter la totalité du trafic
qui normalement doit être traité sur cette piste.
Les gros-porteurs (Boeing 747 en pleine charge, le Concorde...)
sont transférés sur la piste du doublet Sud et donc concernent
Deuil-la-Barre.
Donc, il y a une augmentation du trafic, ce que les deuillois ont
certainement noté, cet été, qui est encore réelle,
aujourd’hui, puisque depuis le 5 septembre, ADP est revenu à
une situation de travaux avec une obligation de transférer le
trafic, ceci devant perdurer jusqu’aux alentours de
mi-décembre 2000, date à laquelle ADP mettra en service le doublet
Nord puisqu’actuellement, la piste 1 est fermée pour
permettre les raccordements entre la piste 3 et la piste 1 au
Nord.
Avant de venir à cette réunion, Monsieur COLL, en préparant son
dossier, a demandé aux Services de la Navigation Aérienne
s’il pouvait dire au Conseil Municipal, en toute honnêteté,
si, à partir de mi-décembre, ils pourraient noter une
amélioration.
ADP considère que Deuil-la-Barre aura cette amélioration qui sera
quand même, en valeur absolue, un peu " mangée " par la croissance
du trafic qui est réelle, mais elle devrait arriver à une meilleure
situation par rapport à ce qu’elle supporte
actuellement.
L’objectif final de fonctionnement de Roissy est
qu’avec un doublet Nord, avec 2 pistes (une longue et une
courte) vers mi-2001, on arrive à rééquilibrer le trafic à 50/50
sur le doublet Nord et sur le doublet Sud.
Or, aujourd’hui, on est en taux d’utilisation du
doublet Sud de l’ordre de 65%.
Cela signifie qu’il y a manifestement 15 % qui ne seront pas
dans la situation d’utilisation de 2001.
Cette explication a été vérifiée sur tous les jours et mois : Le
mois de juillet a été un mois très particulier :
Quand on parle de configuration de vent d’Ouest et
d’Est (c’est-à-dire les configurations qui font que les
avions atterrissent face au vent), Deuil est concerné, en
configuration de vent d’Ouest, par les décollages, ce sont
des avions qui survolent la commune beaucoup plus haut,
puisqu’ils peuvent avoir des taux de montée en fonction de la
performance des avions bien plus important ; et en vent
d’Est, Deuil est concerné par les atterrissages avec une
caractéristique du trafic qui est que les avions passent beaucoup
plus bas car les pentes d’arrivée sur la piste ont des
latitudes beaucoup moins importantes.
Normalement, les mois d’été sont des configurations inverses
par rapport aux autres mois de l’année : de 60% de vents
d’Est, et de 40 % de vents d’Ouest.
Le mois de juillet 2000 a été d’environ de 78% de vents
d’Ouest. C’est à dire qu’il y a eu une
permanence, pendant tout le mois de juillet, de décollages face à
l’Ouest. Certes, ils sont un peu plus hauts, mais Monsieur
COLL a eu beaucoup de réactions d’habitants qui lui ont dit
en avoir marre de tout le temps voir les avions décoller dans le
même sens.
Même si les avions passaient plus haut, la gêne a été perçue
beaucoup plus difficilement car c’était tout le temps la même
configuration et il n’y avait pas d’alternances entre
ces deux configurations.
Monsieur le Maire signale deux éléments qui l’inquiètent et
inquiètent la population :
- La croissance quasi exponentielle du trafic qui fait que, très
rapidement, les 295 000 mouvements prévus par la Charte seront
dépassés, les 55 000 000 de passagers également.
- Accroissement du trafic : il reste de la place à Roissy, est- ce
que cela signifie qu’il faut s’attendre à une nouvelle
extension ?
Monsieur COLL répond que les engagements qui ont été pris par le
Ministre lorsqu’il a autorisé l’extension de Roissy,
notamment la construction de deux pistes supplémentaires, avec un
accompagnement de toute une série de mesures pour essayer de
maîtriser la gêne sonore, ne portait que sur le nombre de
passagers.
Monsieur le Maire intervient en disant que cela a été ensuite
rectifié, après l’enquête publique.
Monsieur COLL dit qu’il n’y a pas d’engagements
sur le nombre de mouvements, même si dans les premières moutures et
dans l’enquête publique, l’hypothèse d’un certain
nombre de mouvements était inscrite. L’engagement du Ministre
est de limiter le trafic de Roissy à 55 000 000
passagers.
Monsieur le Maire croit qu’ils ont un désaccord profond car
la Charte signée, après enquête publique, précisait bien 395 000
mouvements et 55 000 000 passagers.
Puis, en 1998, cela a été rectifié.
Monsieur le Maire estime que c’est une manoeuvre pour le
moins osée, en nombre de passagers, ce qui permettrait tout
simplement d’accueillir en plus des vols passagers, tous les
vols cargos car, naturellement, ceux-là n’entrent pas dans la
comptabilisation.
Monsieur COLL dit que c’est un débat qu’ils ont
souvent. Il y a eu la prise en compte d’un certain nombre de
mouvements dans les hypothèses, mais aujourd’hui, il peut
assurer qu’ADP est dans les 55 000 000 passagers.
La remarque de Monsieur le Maire est tout à fait pertinente : Il
est clair que l’on peut faire 55 000 000 passagers soit avec
300 000 mouvements soit avec 450 000...
C’est une évidence. - Comment ADP se situe par rapport à ces
55 000 000 passagers ? : Aujourd’hui, ADP a une perspective
de passagers, en point de sortie 2000, avec une croissance estimée
à 11,2%, de 48 500 000 passagers, fin 2001.
Ce n’est pas la peine d’être un expert en mathématique
pour comprendre que les 55 000 000 passagers seront atteints dans
deux ans.
Aujourd’hui, ADP est dans cette contrainte qui vient du
Ministre.
Monsieur le Maire va certainement lui demander : et après
?
Les réponses n’appartiennent pas à ADP, mais ADP a déjà fait
état, notamment par la voix de son Président, de son opinion sur le
3ème aéroport, avant que le Ministre, dans les jours à venir,
n’annonce une décision de principe sur la construction ou non
d’un 3ème aéroport, et, semble-t-il, si la décision est oui,
d’ici la fin de l’année, quelle sera la localisation de
cette plate forme : On parle de 3 sites ( Beauvilliers, Vatry etc.)
Mais il est effectif que les études qui doivent être conduites,
avant de décider de la localisation exacte de la plate- forme, il
vaut mieux les faire sur une décision de principe.
ADP a très clairement affirmé que le 3ème aéroport était, pour
lui, une nécessité incontournable car il est évident qu’ADP
ne saurait gérer Roissy avec une contrainte à 55 000 000 passagers
sans des solutions alternatives.
Il en existe un certain nombre à court terme, à moyen et à long
terme.
Le 3ème aéroport, pour ADP, n’est pas une solution
alternative à très court terme.
Même si les premiers aéroports se sont construits en 15 ans, et
qu’ADP sait faire des modules en 2 ans œ- 3 ans pour 5
000 000 passagers, il est clair qu’avec les procédures
d’expropriation et toute la procédure administrative, on ne
saurait imaginer la mise en service d’une 1ère tranche
d’un 3ème aéroport avant un certain nombre
d’années.
Cela veut dire qu’il faut trouver des solutions alternatives
avant d’avoir cette disponibilité. Monsieur le Maire a posé
très clairement la question : Finalement, Roissy est construit avec
4 pistes, et avec un certain nombre d’hectares ( 3 200 ),
quelqu’un a dit : "Mais n’y a-t-il pas une prévision
d’extension de Roissy ?".
La réponse est non , pour deux raisons :
Avec quatre pistes et des installations, ADP saurait aller au delà
de 55 000 000 de passagers donc il n’a pas besoin
d’extensions, mais ce n’est pas l’objectif et il
n’y a pas besoin de construire des infrastructures( des
pistes) supplémentaires pour atteindre la capacité de 55 000 000
passagers.
A l’inverse de ce que tout le monde pense et croit, le
nombre de passagers traités par ADP n’est pas directement lié
au nombre de pistes. S’il y a des gens qui prennent
l’avion, ce n’est pas parce qu’il y a des pistes
sur Roissy, c’est parce que le trafic est celui-ci, et
qu’il se porte bien. Quatre pistes permettent surtout
d’optimiser, et notamment vis à vis des problèmes de
l’environnement, un mode de fonctionnement de Roissy qui
permet de garantir la sécurité, ce qui est fondamental, et le bon
traitement des passagers.
Mais, ce n’est pas parce qu’il y a 4 pistes
qu’il y a corrélation immédiate vers des extensions
d’aéroports en terme de passagers et de mouvements. ADP est
un établissement public sous tutelle de la D.G.A.C., donc du
Ministère des Transports, et si sa mission est d’accueillir
les avions pour autant qu’ils se présentent, sa mission est
aussi de respecter les décisions du Ministère des Transports.
Il est hors de question qu’il y ait, quelque part, dans les
cartons d’ADP, une idée d’aller au-delà des 55 000 000
passagers. Il n’est pas en train de dire qu’ADP a des
solutions au delà, il y travaille avec le Ministère des Transports,
mais ils sont sur cette ligne d’horizon de ne pas aller au
delà de 55 000 000 passagers, mais la décision appartient au
Ministre.
Monsieur SIGWALD, alors que l’on a parlé des angoisses des
gens qui habitent la région, est étonné que les hommes politiques,
à un haut niveau, ne s’angoissent pas de la qualité de vie
des gens qui y habitent.
1. Quand on sait que la région de Deuil est une région où beaucoup
de gens travaillent à Paris, et viennent à Deuil, pour dormir et se
reposer, pour pouvoir refaire une journée de travail le lendemain
dans de bonnes conditions. On fait voler, au dessus d’eux,
des avions que l’on entend beaucoup plus la nuit que la
journée.
En effet, toutes les études faites en médecine montrent que la
gêne nocturne des avions est beaucoup plus importante que celle de
jour. On fait voler des avions jusqu’à 2 heures du matin,
cela s’arrête puis reprend à 4 heures œ du matin.
C’est intolérable, car les gens n’ont plus la
possibilité de se reposer dans de bonnes conditions pour aller
travailler. Cela génère de l’agressivité, un manque de
concentration, donc un mal- être au travail, et tout un ensemble de
difficultés sont liées à ce manque de sommeil.
Monsieur SIGWALD pense qu’il y a des questions à poser sur
le trafic nocturne qui, sur des zones de population comme à Deuil,
est tout à fait inacceptable.
Il y a des solutions à trouver, comme on en a trouvé à Orly, il
faut imaginer des solutions.
2. La ville de Deuil-la-Barre est là depuis très longtemps,
l’aéroport est là depuis bien moins longtemps.
La Ville de Deuil était une région agréable, plutôt résidentielle,
mais avec ce trafic aérien qui augmente, il y a une véritable
spoliation des biens pour ceux qui habitent dans la
ville.
On ne retire aucun bénéfice du trafic aérien, comme le disait
Monsieur le Maire, par contre, les maisons achetées un certain
prix, au bout d’un certain temps, ont perdu un certaine
valeur et personne ne veut indemniser les propriétaires pour cela.
Par contre, de grands profit seront toujours faits au niveau de
l’aéroport.
Il voudrait donc savoir ce que l’on peut faire à ce
phénomène pour éviter que toute la population deuilloise soit ainsi
maltraitée sur le plan financier.
3. On peut lire, dans la presse, qu’on a tendance à diminuer
la taille des avions de façon à faire des avions plus petits et
avoir des flux tendus de transport. Mais cela va générer, non pas
une augmentation du nombre de voyageurs comme on l’a dit,
mais du nombre d’avions qui vont circuler au dessus de Deuil,
donc une majoration du bruit (au moins en continu) , car on peut
espérer que les avions étant plus petits, feront peut-être moins de
bruit, mais ce n’est pas sûr.
En tous cas, le trafic sera certainement supérieur. Monsieur
SIGWALD regrette que Monsieur le Sous Préfet ait pris ses vacances
au mois d’août, car il se serait aperçu qu’en haut de
Deuil, en plein mois d’août, c’était un avion toutes
les 1mn30 (et des gros avions). C’est désagréable dans une
zone résidentielle !
Monsieur COLL, avant de répondre précisément aux 3 questions de
Monsieur SIGWALD, concernant le bruit et les nuisances, explique
qu’aussi bien il est possible de mesurer un bruit, avec des
appareils sophistiqués, étalonnés qui donnent des résultats sans
contestation, aussi bien le passage du bruit à la gêne sonore est
extrêmement difficile.
Par exemple, lorsqu’on a une station de mesure de bruit,
comme à Deuil-la-Barre, il est clair que, quand on mesure un bruit
et qu’on corrèle ce bruit avec le passage de l’avion,
cela n’a rien à voir si vous êtes chez vous avec la fenêtre
ouverte ou fermée. Les problèmes de l’été sont donc beaucoup
plus aigus car les gens vivent dehors, et c’est parfaitement
leur droit.
Le problème de la gêne ressentie par les riverains est un problème
extrêmement complexe car, par rapport à un bruit donné,
interviennent, si on veut essayer de mesurer une gêne, toute une
série d’éléments qui sont beaucoup moins quantifiables( la
fréquence des avions est quantifiable, par exemple, le bruit de la
fréquence d’un hélicoptère est beaucoup plus insupportable
avec un bruit inférieur à celle d’un avion...). On supporte
assez mal les résonances qu’il peut y avoir dans
telle vallée, ou dans telle ville.
Il y a également d’autres facteurs qui sont psychologiques :
On sait que les gens qui travaillent sur Roissy, ont une tendance à
minimiser cette perception car ils ont une corrélation
psychologique de leur travail et de l’apport de Roissy.
C’est une réalité que tous vivent et sans aller jusqu’à
souhaiter que tous les riverains soient de pilotes, il est vrai que
dans les endroits où les pilotes habitent, la perception est de
nature différente.
La DGAC essaye actuellement de mettre au point un indice de gêne
sonore. Pour cela, une enquête a été réalisée auprès de 800
habitants des communes riveraines. C’est un dossier pour
lequel ADP espérait un certain nombre d’éléments car il
s’était engagé à le diffuser aux Commissions Consultatives de
l’Environnement, avant l’été. Monsieur COLL espère que
d’ici la fin de l’année, cet indice sera établi puisque
les habitants attendent cette mesure mais il est certain
qu’il y a une certaine difficulté à quantifier ce
qu’est la gêne sonore.