Il a une inquiétude quant aux solutions pour essayer de réduire les
nuisances qui devraient être des choses très importantes et pas des
réponses évasives ou à long terme car, actuellement, Roissy, qui a
débuté dans les années 60, fait beaucoup de bruit maintenant, et
surtout à chaque fois qu'on a augmenté le nombre de pistes et le
trafic.
On ne peut pas remonter le temps, mais il croit qu'au début de sa
construction, il y avait un tollé de gens qui trouvaient que, déjà,
l'orientation et l'implantation était mal faite et devait être plus
orienté au Nord-Est. On aurait eu moins de problèmes, actuellement,
dans la Vallée de Montmorency.
Monsieur MANDIT partage l'avis de Monsieur SIGWALD quant aux
nuisances graves sur la santé ( pas seulement les vols de nuit mais
les vols de jours également). Une série de réclamations ont été
faites. Il y a aussi des risques, il y a eu un terrible accident
récemment.
Les enjeux sont multiples :
-Evidemment, il y a l'enjeu du transport aérien et des transports
terrestres.
-Il y a aussi un problème de répartition des vols par rapport à
tous les aéroports dont dispose la France.
Il va encore y avoir là une extension, puisque la pratique de ce
moyen de transport va se démocratiser, être moins cher donc
augmentation encore du nombre de passagers et de vols.
C'est donc un problème très important car 13% de trafic sont à 90%
responsables des nuisances sonores, c'est à dire qu'il y a encore
des engins qui font beaucoup de bruit et on pourrait trouver des
techniques qui amélioreraient cela. En 1998, une procédure pénale
administrative était en cours pour sanctionner et réduire ces
nuisances.
-2000 : les vols de nuit seraient interdits : Ce sont des promesses
qu'il craint. Il croit que cette hausse du nombre de vols est un
peu discordant par rapport au nombre de passagers, car on a
beaucoup augmenté l'ouverture de ces aéroports parisiens à une
déréglementation avec les problèmes du marché au niveau européen.
Il faudrait aussi que les gouvernements discutent sérieusement au
niveau de l'Europe, sur ces problèmes qui ont des retombées dans
les grandes villes comme Paris. Roissy ne doit pas devenir non plus
une poubelle de l'Europe avec tous les UV qui
s'installent
au nom de la libre concurrence.
Monsieur MANDIT croit qu'il peuvent trouver un accord sur le
plafonnement du vol, à Roissy, la réduction des nuisances par tous
les moyens possibles et techniques ; une logique de développement
économique compatible avec le respect de l'homme et de
l'environnement ; une juste répartition du produit de la fiscalité
de cet aéroport avec des retombées utiles pour Deuil et un
véritable contrôle assuré par une autorité indépendante avec des
élus et des associations.
Un sonomètre est pointé au dessus de Deuil. Si on limite le bruit
de l'avion à 45 décibels, on devrait déjà avoir des mesures.
- Un 3ème aéroport est souhaité par les élus de
toutes tendances.
-
Monsieur LE DENMAT se félicite d'avoir Monsieur le Sous Préfet et
Monsieur le Directeur d'ADP.
C'est une première puisqu'il ne les avait jamais vu et cela évite
peut-être aux élus d'aller à Roissy, et il les remercie d'être venu
à Deuil-la-Barre. Il ne pense pas que Monsieur le Sous Préfet ait
fait pression auprès d'ADP pour dévier les avions au dessus de la
Sous Préfecture de Montmorency sachant son devenir.
Monsieur le Sous Préfet répond que, malheureusement, il n'a pas pu
obtenir suffisamment de finances pour que l'on transfère à la fois
la résidence et les services de la Sous-Préfecture.
Donc, il restera, avec les deuillois, sous le bruit.
Monsieur LE DENMAT dit que la plupart des deuillois, depuis
quelques années, tout au moins avec les pistes 1 et 2, avaient
beaucoup moins de nuisances puisque les avions partaient de la
butte de Cormeilles, passaient au dessus de forêt de Montmorency,
tournaient au dessus de la balise de Montmorency et prenaient une
ligne pour atterrir. Ceux- ci avaient certainement moins de
nuisances par rapport aux populations qui sont maintenant
concernées, et tant pis pour les arbres qui
recevaient un peu de kérosène.
En effet, maintenant, il faudrait faire également des études, car
il assure que l'on reçoit du kérosène : L'avion sortant son train
d'atterrissage entre Cormeilles et Deuil-la-Barre, il y a donc une
décélération, puis, il donne un petit coup de gaz et le kérosène
part dans les jardins deuillois ou sur les terrasses.
Il n'existe pas encore sur la région de système tel qu'AIRPARIF,
mais il serait souhaitable, autour de l'aéroport de Paris, de
mesurer aussi un peu les nuisances au niveau de l'air. Il faut
remarquer qu'une compétition rude est faite entre tous les
aéroports internationaux (et ADP en fait partie).
On veut toujours être le premier.
Il demande si ADP veut concurrencer Dallas, Détroit, Chicago, et
s'il ira jusque là ou s'il ne serait pas souhaitable de faire ce
3ème aéroport qui serait peut-être un peu plus " intelligent ", un
aéroport intercontinental. Pourquoi voulez-vous que les gens soient
à Roissy ou Orly, alors qu'ils n'ont rien à faire sur le territoire
français ?
Il y a au moins 30% des avions qui ne servent strictement à rien,
ni à Orly, ni à Roissy, puisque ces gens vont d'un continent à un
autre. Pourquoi les faire passer au dessus de la population
française. Ils seraient en transit ailleurs, et les nuisances sont
déjà réduites de 20 à 30%. C'est bien de dire que le TGV va appuyer
ADP pour éviter une surpopulation d'avions intérieurs, mais il faut
penser aussi aux avions qui font des trajets intercontinentaux et
qui n'ont rien à faire au-dessus des vallées françaises. C'est un
point important.
Puis, on peut se poser la question sur le développement de Roissy :
Faut-il aller plus loin ou avoir une réflexion en terme de
mouvements et non de passagers ?
Monsieur COLL précise qu'il existe depuis juillet 1999, avec une
mise en place depuis janvier 2000, une autorité indépendante,
l'ACNUSA, qui est en charge du contrôle, en toute indépendance, des
problèmes de nuisances. Cette autorité est composée de spécialistes
de différents secteurs. ADP l'a déjà reçue à plusieurs reprises,
pour lui faire visiter les installations.
Cette autorité existe par la volonté du législateur, et c'est elle
qui est en charge de définir les nouvelles stations de mesures de
bruit, leur implantation, quels sont les critères qui seront pris
en charge et elle aura compétence également pour valider les
propositions de modification qui viendraient sur tel ou tel système
de gestion du trafic.
- Concernant la procédure pénale, il faut savoir qu'un système de
sanctions existe par rapport au non respect des prescriptions
exigées de toutes les compagnies pour l'exploitation des avions au
départ et à l'arrivée de Roissy, l'efficacité de cette procédure
est désormais réelle.
Elle a été longue à se mettre en place, et les compagnies ont joué
le jeu, pas très "recommandable", de la montre par rapport au
recouvrement des amendes. Mais ADP tient ces statistiques et,
désormais, le nombre des infractions dès lors que les amendes, non
seulement ont été notifiées, mais aussi recouvrées, le nombre
d'infractions notamment la nuit est en chute libre. Les compagnies
ont payé en 1999, 25 000 000 francs. L'amende peut aller jusqu'à 80
000 francs par infraction, ce qui représente la marge bénéficiaire
d'un vol de moyen courrier sur l'Europe. Les compagnies ne sont
donc désormais plus du tout insensibles même si, en
regardant
les courbes, on a vu quelles sont les compagnies, et non des
moindres, qui avaient estimé pouvoir échapper à cette procédure de
sanction.
- Le problème du kérosène : Monsieur COLL affirme qu'il n'y a pas
de largage de kérosène autour des aéroports, c'est une légende. Il
existe de manière extrêmement exceptionnelle, pour des questions de
sécurité, quand un avion peut avoir des problèmes avant qu'il ne
revienne sur l'aéroport, ait un largage de kérosène et il a les
chiffres de l'année 2000 pour Roissy et de l'année 1999. En 1999,
il y a eu un largage de kérosène à Roissy, et 2 en 2000. Ces
largages se font à des distances de 80 kms de la plate-forme, donc
ne concernent en aucune manière les populations riveraines. Elles
se font dans des conditions extrêmement réglementées de contrôle,
au dessus de zones inhabitées, sur des forêts. Il vaut mieux que
cela soit sur des forêts que sur des zones habitées et dans des
conditions de vitesse d'avion qui garantissent la pulvérisation
du
kérosène. Des essais ont été fait pour savoir ce qui tombait sur le
sol, c'est infime. Mais les citoyens disent aux élus : "J'ai vu
l'avion qui larguait du kérosène sur le supermarché du coin", c'est
impossible.
- L'amélioration des performances des avions à la source, c'est la
véritable voie d'étude. Un programme européen auquel la France a
apporté son quota de financement, vise à aboutir à des diminutions
extrêmement importantes du niveau de bruit des avions à la
source.
Le bruit des avions a deux origines : les moteurs, pour environ
50%, et le fuselage (c'est-à-dire l'aérodynamisme) pour environ
50%. Les études en cours se sont données, pour objectif, de
diminuer de 6 à 7 décibels, le bruit à la source, à la fois des
réacteurs et du fuselage. C'est fabuleux.
Et très important si les études aboutissaient à ce type de
résultat. Les constructeurs travaillent dessus. C'est un véritable
voie d'avenir qui permettrait de mieux maîtriser les
nuisances.
Madame PETITPAS dit que Monsieur COLL vient de répondre à la
question qu'elle voulait poser sur les actions menées par ADP sur
les compagnies d'aviation afin de les pénaliser lorsque le bruit
est vraiment intenable, puisque entre deux avions identiques,
passant à peu près à la même hauteur, il y a souvent une différence
de bruit. Il doit donc y avoir des actions à mener auprès des
pilotes et des compagnies.
Monsieur le Maire apporte un témoignage à ce propos: Depuis que
l'ACNUSA est en place, il n'y a plus 148 constats et 2 infractions
pénalisées, sur le territoire de Deuil-la-Barre.
Monsieur COLL dit que le dossier qu'il a apporté comporte la liste
des engagements qui ont été pris et la situation de réalisation de
ceux-ci. Il y a déjà beaucoup de mesures qui sont prises, et des
mesures en étude. Ce dossier comporte un 2ème élément qui est la
situation du trafic avec ses évolutions et également des
statistiques du survol de Deuil-la-Barre, par des études de
navigation aérienne. Cela consiste à prendre la journée
caractéristique de 1999 (celle de 2000 est en cours d'analyse) et
ADP donne le nombre de survols de la commune. On prend le périmètre
de la commune, puis on trace un volume à la verticale et on compte
tous les avions qui passent à la fois en configuration
d'atterrissage et de décollage. Le Conseil Municipal pourra voir
que la comparaison porte sur 3 ans, donc il y aura une croissance
forte des survols dont une partie
s'explique par les travaux des étés 1999 et 2000.
Les hauteurs minimales et moyennes des avions ont également été
pointées, les avions étant beaucoup plus haut au décollage qu'à
l'atterrissage. Ces éléments portent sur 1998,1999 et 2000, de
manière à avoir des éléments de comparaison qui résultent
directement de l'exploitation des trajectoires avions sur des
radars.
Concernant la station de mesure de bruit : Dans le dossier, ont été
ajoutés les mesures de bruit de la station fixe de Deuil-la-Barre,
à la fois en global, et, pour mieux les analyser, on a scindé ces
mesures en configuration d'atterrissage et de décollage avec une
comparaison 1999-2000 ( jusqu'au mois de juin ). C'est intéressant,
car il sera utile de voir, l'an prochain, la comparaison par
rapport à cette situation tout à fait particulière de l'été 1999 et
de l'été 2000, qui a fortement pénalisé les deuillois.
Ces chiffres seront réactualisés en 2001, de manière à pouvoir
faire les comparaisons en toute transparence.
Monsieur le Maire croit que cette réunion est, pour le Conseil
Municipal et lui-même, un moment fort et qu'ils attendaient depuis
longtemps, ce qui fait qu'il ne regrette absolument pas d'avoir "
mis les pieds dans le plat ", cela aura permis qu'ils se
rencontrent.
Il ne regrette même pas d'avoir été méchant, au début, car cela
stimule.
Il souhaite que maintenant, ils poursuivent, c'est à dire qu'ils se
donnent quelques mois de réflexion qu'ils mettront à profit, les
uns et les autres, pour reprendre tout ce que M. COLL et Monsieur
le Sous Préfet ont expliqué, et tout ce que le Conseil a encore à
dire, et qu'ils aient des réunions de travail ( mais vraiment de
travail ), c'est-à-dire que, comme il le disait auparavant, le
Conseil se veut être une force de propositions.
Le Conseil a un certain nombre de connaissances acquises
rapidement, qui lui ont été dictées par les circonstances, et parmi
la population, des commandants de bord ont pu lui expliquer un
certain nombre de choses...
Monsieur le Maire croit qu'il y a des mesures simples, dans un
premier temps, qui peuvent être prises pour que les nuisances
soient réduites.
Il propose donc à l'assemblée de se retrouver de façon assez
régulière pour des séances de travail de ce type, peut-être moins
générale que celle-ci, où on ciblera vraiment sur l'approche, le
guidage, les procédures d'atterrissage ou de décollage...
Il souhaiterait qu'ils puissent travailler, ensemble, sur ces
thèmes si Monsieur le Sous Préfet et Monsieur COLL sont
d'accord.
Monsieur le Sous Préfet est tout à fait d'accord, car, comme 2 ou 3
conseillers l'ont souligné les erreurs faites ( et que personne ne
nie ) entre les années 60 et aujourd'hui, l'urbanisation qui a
accompagné Roissy, ou Roissy qui a accompagné l'urbanisation, cela
n'aboutit pas nécessairement à un ensemble harmonieux. Il faut
essayer d'éviter cela.
Il ne dit pas simplement cela pour l'éventuel 3ème aéroport, mais
pour eux mêmes. Le Plan d'Exposition va être arrêté définitivement
et s'il ne l'est pas, aujourd'hui, c'est parce que certains
expliquaient que l'on peut très bien urbaniser ici, que ce n'est
pas si gênant et que la courbe serait bien si elle avait telle ou
telle forme.
Il faut être vigilant car Monsieur le Sous Préfet croule sous les
demandes de permis de construire : l'habitat avait économiquement
ressenti la problématique ; mais des promoteurs, ( et non des
moindres au plan national ) viennent de lui proposer de
l'urbanisation dans un secteur particulièrement emblématique et
sensible de la région. Et quand il leur dit qu'ils ne trouveront
jamais d'acquéreurs, le promoteur n'est pas d'accord.
C'est son affaire, il n'est pas prêt d'avoir un permis de
construire qu'il peut, juridiquement avoir aujourd'hui, aussi
longtemps que le PDU n'est pas opposable aux tiers.
On est sous l'emprise des POS, donc il faut ferrailler tous les
jours pour essayer d'éviter que l'on abuse. Ce n'est pas toujours
très simple, mais on y arrive et pas nécessairement par la
voie
du Tribunal Administratif, où, là, ils perdraient...
Il n'a pas de capacité juridique à s'opposer à ce qu'un POS permet,
même si la raison ne le permet pas, la raison évoquée par tous ce
soir étant : "Que fait-on pour ?".
Pendant ce type de débat, il faut savoir que d'autres s'ingénient à
perdurer dans ce que Monsieur le Maire a appelé
l'erreur.
La vigilance n'a pas à être active seulement en direction du 3ème
aéroport, mais il croit que l'on peut vraiment l'appliquer à propos
du PEB. Plus généralement, Monsieur le Sous Préfet confirme que les
représentant d'ADP, comme il s'agissait déjà de renouer un dialogue
un peu interrompu, au moins mal mené, c'est fait.
Il faut essayer de cibler un peu, d'échanger de manière un peu
moins générale et de faire avancer ces problèmes.
Monsieur SIGWALD intervient en disant que cela fait plusieurs
années que les associations défendent ces idées, il ne voit pas
pourquoi, maintenant, une réunion de travail va influencer quoi que
ce soit.
Des associations de Défense de l'Environnement se battent depuis
des années contre ADP, on leur a fait des réponses pieuses, mais
cela n'a jamais débouché sur quoi que ce soit.
Il admet que les réunions de travail puissent améliorer les
rendements mais il n'y croit pas beaucoup.
Monsieur le Sous Préfet répond qu'il faut voir, et il croit en ce
qu'il fait. Il est venu pour entendre les élus deuillois, il n'a
pas dit qu'il réécrira la Constitution, il a dit que, bien plus
modestement, il essaierait, pour ce qui le concerne, avec ADP,
Monsieur le Maire, de faire avancer ce qui ressortait de ses
responsabilités. Cela ne changera pas les 55 000 000 passagers,
mais cela peut contribuer à ce qu'ils se comprennent mieux, ce qui
est aussi important, et que l'Etat, ADP, les élus locaux...
comprennent ce qu'ils font.
Monsieur SIGWALD dit qu'il faut qu'il y ait une confiance, mais
pour l'instant personne n'a confiance en ADP. Monsieur Le Sous
Préfet a confiance en ADP, mais on peut peut-être par un peu
de
dialogues, essayer de la rétablir, et si véritablement, ils ne sont
pas bons, les élus le lui diront.
Monsieur le Maire dit qu'ils sont mis au banc d'essai.
Monsieur LORRIAUX s'excuse de son retard, étant en Préfecture de
Région, pour parler des problèmes qui les rassemblent, ce
soir.
1. S'il faut plaider coupable, ils le feront, ils le savent.
2. Pour répondre à Mme PETITPAS et à M.SIGWALD, ils ont fait leur
révolution culturelle. A l'intérieur de cela, il constate que dans
le dispositif qui a été mis en place, on a signé une Charte de
qualité d'environnement sonore de la plate-forme de Roissy avec
toutes les associations représentatives : l'ADVOCNAR, l'APELNA,
l'AREC... et ils ont rédigé une Charte de qualité. Ils viennent
d'en dresser, sous l'autorité du Préfet de Région, le bilan :
Il n'est pas satisfaisant par ce que le Conseil en ressent, mais il
édicte un socle à de meilleures relations. De ce point de vue, il y
a un code de bonne conduite qui est en annexe de la Charte, qui est
nouveau, c'est l'implication des pilotes et des
contrôleurs.
Qu'est ce qui peut se faire ?
D'abord, quand l'enquête d'Utilité Publique a été faite, le
décalage des pistes s'est fait face à l'Est, ce qui est normal.
Depuis, ils ont mis en place une autre procédure pour éviter le
survol de la Vallée de Montmorency, qui s'appelle la procédure de
guidage de radar par le Sud, qu'ils ont mis en place pour faire du
délestage de la Vallée.
Ils étudient actuellement des relèvements d'IR, c'est à dire qu'ils
croient et espèrent, un jour, arriver à relever l'altitude sur les
communes survolées. Ils voient surtout qu'ils ont 2 voies de
progrès possibles :
Outre la coopération avec les autres aéroports, et l'intermodalité
à laquelle ils croient, ce sont les voies de motorisation : Les
programmes européens "NOISE XX" et c'est 800 000 000 francs
d'engagement de la part de l'Etat français ; il y a un engagement
des constructeurs aéronautiques, le renouvellement des flottes,
mais, il y a le comportement des gens : Il faut savoir que
l'application de règles simples de train sortis, de volets sortis
par les pilotes, aujourd'hui, entraînent des gains de " confort-
sonnant " de 7 à 8 décibels. C'est dans ces voies qu'ils
travaillent, c'est l'application par les pilotes et les
contrôleurs, c'est leur recherche des solutions les plus fines qui
sont connues sur le plan théorique, : c'est aller, être le plus
haut
possible, le plus lentement possible, dans le ciel, pour arriver à
se poser avec le moins de nuisances possibles pour les deuillois et
le Vallée de Montmorency.
Voici les voies de progrès.
Monsieur le Maire les a invités à des réunions de travail ; ils ont
commencé à réfléchir aux périmètres de ces réunions, et il est
persuadé qu'ils arriveront ensemble à trouver des solutions
d'amélioration.
Monsieur FLEURY intervient en disant que ce n'est pas la peine de
faire des réunions de concertation si l'on prend le thé. Il croit
que c'est intéressant d'échanger, mais il s'agit d'arriver à des
solutions. On sait que le même pilote qui part de Roissy se rend
dans d'autres villes du monde où les procédures d'approche sont
différentes et nettement plus confortables pour les
riverains.
C'est le même homme, c'est simplement la réglementation qui change.
C'est vrai, au mépris du confort du passager et on ne peut le nier.
Ce qu'ils peuvent attendre sur des solutions simples, c'est
qu'aujourd'hui, on sait bien (et on le voit) que certains avions
sont trains rentrés, d'autres trains sortis, (donc les volets),
c'est à dire que c'est la mise en place, mais concrète, d'une
application de procédure d'approche qui soit parfaitement
claire.
Pour utiliser une expression anglaise, Monsieur FLEURY dit que
c'est bien de débattre, c'est courtois mais "So what ?" On attend
que, concrètement, demain, ce n'est pas une personne qui est
interpelée, mais c'est tous les gens qui savent qu'ils ont tenus
cette rencontre, à qui il faut dire "Oui, on n'a pas parlé 2 heures
pour rien, voilà ce qui va se passer" et qu'on ait ce
retour d'expérience, qu'on montre la volonté d'ADP et qu'on n'ait
plus les appareils qui survolent dans des conditions
épouvantables.
C'est un engagement facile à prendre et Monsieur le Sous Préfet et
les représentants d'ADP peuvent le prendre devant les conseillers
municipaux, de dire "on va mettre en application ces procédures de
la même façon, on va taxer les gens qui ne la respectent
pas".
C'est tout simplement un respect de la loi, et cela montre aux gens
qui sont en dessous une volonté extrêmement concrète, mais il ne
faut pas rester sur des conversations courtoises et intéressantes,
mais montrons vraiment ce qu'il se passe.
Monsieur le Maire pense que les réunions de travail dont il a parlé
devraient, dans la mesure du possible, avoir aussi d'autres
partenaires ( les compagnies aériennes, les représentants des
pilotes et des contrôleurs..) de façon à ce qu'effectivement, on
mesure ce qui est fait, car un certain nombre de choses sont en
cours de gestation, et qu'ils puissent aller plus loin tous
ensemble.
Monsieur le Maire remercie encore Monsieur le Sous Préfet et les
représentants d'ADP pour leur présence.
La séance est levée à 21h25